Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire La méprise d'Arras , par Mr. de Voltaire… (1771)

France si elle regardait quelque famille considérable par ses places, ou par son opulence , & qui a été longtems inconnue parce qu'elle ne concerne que des pauvres.
On peut espérer que cette famille obtiendra la justice qu'elle implore ; c'est l'intérèt de toutes les familles ; car après tant de tragiques exemples , quel homme peut s'assurer qu'il n'aura pas des parens condamnés au dernier fuplice , ou que lui-même ne mourra pas sur un échafaut ?
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire La méprise d'Arras , par Mr. de Voltaire… (1771)

Mais si avec une feule probabilité favorable l'accufé nie jusqu'au dernier moment, ces deux probabilités fortifiées l'une par l'autre équivalent aux vingt qui le chargent. En ce dernier cas condamner un homme ce n'est pas le juger , c'est l'assassiner au hazard, Or, dans le procès de Monbailli il y avait beaucoup plus de vraifemblance de l'innocence que du crime.
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire La méprise d'Arras , par Mr. de Voltaire… (1771)

Ce qui forme un soupçon violent dans l'efprit d'un homme-, est très équivoque, très faible aux yeux d'un autre. Ainsi le fuplice, de la question & celui de la mort, sont devenues des choses arbitraires parmi nous, pendant que chez tant d'autres nations la torture est abolie comme une barbarie inutile, & qu'il est févérement défendu de faire mourir un homme fur dé simples indices (a) .
( a ) Quand les juges n'ont point vu le crime, quand l'accufé n'a point été saisi en flagrant délit, qu'il n'y a point de témoins oculaires-, que les dépofans peuvent être ennemis de l'accufé
Source : Gallica

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