Auguste-Gabriel-Olivier Lemaître, Tablettes du soldat (1849)
“ De son sang il renaît, en fuyant il combat. Du fanatisme il est l'indomptable soldat, Et sa guerre est impitoyable. Abd-el-Kader, encor, serais-tu leur espoir ? Mais pour l'homme captif, je n'eus jamais d'outrage ; A chacun sa tactique, à chacun son courage, Au fond des cœurs Dieu seul peut voir. Abd-el-Kader, en vain pour sauver ta patrie, Tu ramenas cent fois tes tribus aux combats ; Nos soldats ont brisé ton ardeur et ton bras : Mais tu gardes ta poésie. Allah l'avait écrit : ton front oriental Devait donc s'incliner devant notre bannière ; De la mêlée encor rêves-tu la poussière. ”
