Auguste-Gabriel-Olivier Lemaître

Élements biographiques

Auguste-Gabriel-Olivier Lemaître Tablettes du soldat (1849)

De son sang il renaît, en fuyant il combat.
Du fanatisme il est l'indomptable soldat, Et sa guerre est impitoyable.
Abd-el-Kader, encor, serais-tu leur espoir ?
Mais pour l'homme captif, je n'eus jamais d'outrage ; A chacun sa tactique, à chacun son courage, Au fond des cœurs Dieu seul peut voir.
Abd-el-Kader, en vain pour sauver ta patrie, Tu ramenas cent fois tes tribus aux combats ; Nos soldats ont brisé ton ardeur et ton bras : Mais tu gardes ta poésie.
Allah l'avait écrit : ton front oriental Devait donc s'incliner devant notre bannière ; De la mêlée encor rêves-tu la poussière.
Source : Gallica

Auguste-Gabriel-Olivier Lemaître Tablettes du soldat (1849)

L'HEUREUX SOLDAT.
La poussière des chevaux est bien épaisse.
La guerre est mon état.
ANTAR..
Le cœur rempli de joie et d'assurance, Je chercherai les périls des combats ; Je sais comment me servir de ma lance ; La force est dans mon bras.
De grand matin, à leur garde avancée , Je ferai voir le front de mon coursier ; Où la bataille est ardente et pressée, C'est là que je veux un laurier.
Heureux celui dont l'arme est belle et bonne, Heureux celui qui toujours est frugal*, Heureux cent fois celui que rien n'étonne, Et qui dressa bien son cheval.
Source : Gallica

Auguste-Gabriel-Olivier Lemaître Tablettes du soldat (1849)

Toi, soldat, qui souris au combat qui s'apprête; Toi qui, si fièrement, sais relever la tête Quand, sur les bataillons, la mort étend son bras ; Toi, qui croises ton arme en redoublant le pas ; Toi, qui sauves ton chef d'une main ennemie; Toi, qui n'es orgueilleux qu'au nom de la patrie; Toi, qui du prisonnier adoucis le malheur ; Toi, qui braves la faim, le froid et la chaleur ; Soldat, dont la vigueur jamais n'est abattue, Honneur à toi, soldat, je te salue !
Source : Gallica

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