Etienne-Gabriel Morelly,
Code de la Nature
“ Ce que l’on nomme les tons de cette harmonie, je veux dire les rangs, les dignités, les honneurs, devaient être mesurés sur les degrés de zèle, de capacité, sur l’utilité des services de chaque citoyen : on pouvait alors, sans danger, pour encourager tout effort généreux, tendant au bien commun, y attacher les idées flatteuses dont on décore de vains fantômes, objets frivoles de l’envie ; ce vice, tout honteux qu’il est, n’en veut qu’à ce qui ne peut nous être utile : il n’existe même et ne peut exister qu’où la vanité s’est approprié et le nom et les avantages du mérite. ”

