France. Assemblée nationale constituante Projet d'adresse aux Français, sur la Constitution civile du clergé… (1791)

Comment ces hommes, qui font ostentation d'un si grand zèle pour assurer aux églises un choix de pasteurs dignes d'un nom si saint, comment ont-ils donc pu se taire si long-temps lorsqu'ils voyoient le sort de la religion et le partage des augustes fonctions de l'apostolat abandonnés à la gestion d'un ministre esclave des intrigues qui environnoient le trône ? Les occasions de s'élever contre un sacrilège trafic se présentoient au clergé à des époques régulièrement renaissantes
Source : Gallica

France. Assemblée nationale constituante Projet d'adresse aux Français, sur la Constitution civile du clergé… (1791)

On s'honorera de déférer à leurs suffrages; car rien n'est en effet plus honorable pour une nation, que d'accorder une grande au- ttorité à ceux que son choix n'a pu appeler aux grandes places de la religion sans leur reconnoître l'avantage des grands talens et le mérite des grandes vertus. Alors le sacerdoce et l'empire , la religion et la patrie, le sanctuaire des mystères sacrés , et le temple de la liberté et des lois au lieu de se croiser et de se heurter au gré des intérêts qui divisent les hommes , ne composeront plus qu un seul système de bonheur public
Source : Gallica

France. Assemblée nationale constituante Projet d'adresse aux Français, sur la Constitution civile du clergé… (1791)

Enfin, il ne peut y avoir de national, dans un empire , que les institutions établies pour produire des effets politiques, et la religion n'étant que la correspondance de la pensée, et de la spiritualité de l'homme avec la pensée divine , avec l'esprit universel, il s'ensuit qu'elle ne peut prendre sous ce rapport aucune forme civile ou légale.
Le christianisme principalement s'exclut par son
essence de tout - systême de législation locale.
Source : Gallica

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