Francis Norgelet

Élements biographiques

Portrait de Francis Norgelet Francis Norgelet Laures (1900)

Après les feux sans gîte et les levers de brume, Combien de fois, transies, avez-vous projeté Vers les donjons fermés l'éclair qui ne s'allume Qu'au choc de deux regards trempés d'éternité?
Parfois d'étranges fleurs ont jonché vos misères, Mais de l'odeur bénie il ne reste plus rien Qu'un peu plus d'amertume aux griffes des chimères Et qu'un peu plus d'amour à notre amour ancien.
Il vous faut repartir, toutes cloches fêlées D'avoir sonné trop fort la prière du soir ; Allez, vos carillons sont faits de mon avoir,
Je ne sais à quel coeur vous êtes destinées.
Source : Gallica

Portrait de Francis Norgelet Francis Norgelet Laures (1900)

Sous le ciel qui chemine avec le troupeau des nuages, la mer pâle accompagne le songe d'une éternité voyageuse. On dirait que la lumière exprime le sentiment des choses silencieuses et qu'elle regarde en implorant.
Surtout j'éprouve je ne sais quelle tristesse primitive à surprendre les reflets que rendent la terre et les pierres comme les échos de la clarté; a suivre en même temps l'attachement et le regret qu'elle traîne après elle sur la ligne des arbres penchés comme des bras abandonnés.
Source : Gallica

Portrait de Francis Norgelet Francis Norgelet Laures (1900)

Voici le dernier soir d'une course lointaine, De la pensée heureuse un geste abandonné Retourne doucement aux époques sereines, Il est temps de partir pour d'autres destinées.
De la pensée heureuse un geste abandonné Caresse en s'en allant les esquisses prochaines ; Il est temps de partir pour d'autres destinées. La route est éclairée de lueurs incertaines...
Retourne doucement aux époques sereines, Enfant de mon enfant que j'ai longtemps bercé. La route est éclairée de lueurs incertaines... C'est l'heure de causer un peud'éternité.
Source : Gallica

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