Francis Norgelet,
Laures
(1900)
“ Après les feux sans gîte et les levers de brume, Combien de fois, transies, avez-vous projeté Vers les donjons fermés l'éclair qui ne s'allume Qu'au choc de deux regards trempés d'éternité? Parfois d'étranges fleurs ont jonché vos misères, Mais de l'odeur bénie il ne reste plus rien Qu'un peu plus d'amertume aux griffes des chimères Et qu'un peu plus d'amour à notre amour ancien. Il vous faut repartir, toutes cloches fêlées D'avoir sonné trop fort la prière du soir ; Allez, vos carillons sont faits de mon avoir, Je ne sais à quel coeur vous êtes destinées. ”

