“ Le changement s’arrête souvent là pour des siècles ; mais parfois aussi, une fois le branle donné, l’évolution suit son cours, une altération en amène une autre, et il arrive que toute une partie de la phonétique d’une langue est renouvelée. Voilà l’ordre de faits qu’il faut étudier et sur lequel les patois jettent une si vive lumière ; chez eux les tendances aboutissent plus souvent, les évolutions si prononcent plus hardiment que dans les langues cultivées, où tant d’efforts s’opposent à l’innovation. ”
G. P.
Élements biographiques
G. P. a publié des œuvres comme Romania ou Revue des Deux Mondes. Ses écrits évoquent le patois, phonétique ou le vocabulaire.
Citations de G. P.
“ Albert, le héros du livre, est un type très neuf, abordé hardiment, et tracé d’une main habile et délicate. Ce n’est rien moins que la médiocrité ambitieuse, la rêverie impuissante, qui accuse de son abaissement et de sa nullité l’injustice des hommes, et qui plus tard se confesse et s’humilie, qui s’indigne d’abord de la pompe du spectacle où pas un rôle ne lui appartient, et qui, après avoir écouté la pièce, reconnaît franchement la mesure de ses forces, et quitte la salle sans regretter la scène. ”
“ Mais que M. Hugo se présente et qu’il ne recule pas devant les ennuis d’une candidature officielle ; car, si chacun des membres de l’Académie peut aller jusqu’à proclamer individuellement la supériorité de l’auteur des Orientales, on ne peut pas exiger d’un corps tout entier la même humilité et la même abnégation. Une société littéraire qui peut nommer comme siens Chateaubriand, Lamartine, Lemercier, Cousin, est en droit de traiter avec le poète le plus illustre et le plus populaire, sur le pied d’une égalité parfaite. ”
