Jules Sauerwein

Élements biographiques

Jules Sauerwein,  Revue Musicale de Lyon 1903-11-24…

“ Et jamais on ne se rend assez compte qu’on nous présente une œuvre double, une musique qui a l’intention de compléter, d’agrandir une poésie, et un poème qui confie à la musique le soin de rendre tout l’inexprimé qui subsiste entre ses lignes. De là vient que jamais on ne songe à regretter l’harmonie toute différente dont la musique a dépossédé le vers. Il est certain que, si le poète et le musicien veulent fructueusement collaborer, il faut que chacun se propose un but tout différent. ”
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Jules Sauerwein,  Revue Musicale de Lyon 1903-11-24…

“ Certes, la musique peut devenir descriptive au lieu d’être l’interprète du sentiment : il est une délicieuse ariette de Verlaine qui commence ainsi : « C’est l’extase langoureuse, c’est la fatigue amoureuse. » La première caresse de la musique est exquise. Jamais Debussy n’a été plus voluptueusement indécis et troublant. C’est toute la langueur mystérieuse d’un crépuscule en une seule phrase musicale. Mais par malheur l’esprit vagabond du poète se fixe curieusement sur un détail : « Le frêle et frais murmure » du bois, et le musicien le suit. La musique devient imitative. ”
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Jules Sauerwein,  Revue Musicale de Lyon

“ On a besoin de temps en temps, pour croire à l’avenir de la vraie musique, au milieu de l’universel cabotinage des Léoncavallo et autres sous-Mascagni, de fortifier sa foi artistique par l’audition d’une œuvre à l’inspiration noble et soutenue, savamment écrite et solidement pensée. On éprouve une joie à cette création, que l’on sent issue d’un cerveau capable de réflexion, en même temps que d’émotion. ”
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