Léonce de Saporta

Élements biographiques

Léonce de Saporta Conspiration du capital, par Léo Saporta… (1848)

C'est une honte d'avoir faim, que La faimne vienne pas attrister mes plaisirs. C'est le riche qui a écrit dans la loi qu'il a faite : Le froid et la faim sont un délit qu'il faut cacher.
Moi, je vous dis : glorifiez-vous d'être pauvres, et promenez sur la place publique votre misère imméritée.
Laissez le capital conspirer à son aise; que ceux qui le détiennent sèment, bâtissent, forgent, fouillent les mines, ouvrent les sillons de la terre, et continuent, s'ils le peuvent, la civilisation qui fut votre oeuvre
Source : Gallica

Léonce de Saporta Conspiration du capital, par Léo Saporta… (1848)

Dieu n'est pas un vain mot ; il n'y a pas de triomphe sans combat ou sans martyrs, il n'y a pas d'apothéose sans sacrifice ! mais le sacrifice a dépassé la mesure. Ne tendons pas la gorge au couteau; écartons, désormais, les provocateurs et les embûches, poursuivons l'affranchissement par le suffrage universel ; par lui nous introniserons législativement la démocratie dès travailleurs ; avec cette arme offensive et défensive nous mettrons à néant — et sans coup férir, Dieu aidant — les aristocraties, les préteudants, les ambitions égoïstes, les exploiteurs oisifs, la tyrannie du capital.
Source : Gallica

Léonce de Saporta Conspiration du capital, par Léo Saporta… (1848)

Que vous acceptiez ou que vous repoussiez un progrès inévitable, la dépendance de la classe ouvrière sous la pression du capital, désormais c'est l'impossible ; le travail ne peut plus être, ne veut plus être à la merci du capital (***)
En face de la coalition des hommes d'argent, vous aurez la coalition des travailleurs.
—- Le capital peut attendre et régler ses repas à ses heures, pensez-vous ; le travail, au contraire, est affamé ; entre nous et lui les armes ne sont pas égales; le travail passera sous les fourches caudines, et la faim capitulera.
Source : Gallica

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