R. B.

Élements biographiques

R. B. État de la question du canal de Suez (1864)

L'Angleterre, qui sait respecter chez elle, et c'est un de ses grands mérites, l'expression de l'opinion publique, parce qu'elle en comprend la force irrésistible, ne saurait la nier chez ses voisins. Elle ne devrait plus conserver l'espoir de réussir dans son opposition au canal, en présence d'une semblable démonstration. Cette réunion d'hommes qui consacrent, avec une égale énergie, les uns leur dévouement et leur intelligence, les autres leurs épargnes à l'accomplissement d'une grande idée, devrait ouvrir les yeux au gouvernement anglais.
Source : Gallica

R. B. État de la question du canal de Suez (1864)

Son Altesse Impériale peut être bien convaincue que l'aversion qu'éprouve notre cabinet contre le canal n'est pas seulement ressentie par le cabinet, mais encore par notre pays. Un léger examen de la question et un peu de respect pour l'histoire devraient lui suffire sur ce point important. L'Egypte est la route de l'Inde ; l'Inde nous appartient et l'Egypte ne doit pas appartenir à d'autres qu'à nous. Ce raisonnement peut paraître singulièrement égoïste, mais il est facile à comprendre : il n'est pas de nation à laquelle il ne soit permis de penser exclusivement à ses intérêts.
Source : Gallica

R. B. État de la question du canal de Suez (1864)

Qu'on ne nous objecte pas qu'il s'agit ici d'une question d'humanité : les fellahs n'étaient jusque-là rétribués qu'à coups de bâton; la Compagnie de Suez a l'honneur d'être venue la première leur apporter le bien-être et leur dire : Vous êtes des hommes. Et ce n'est même pas la question de principe qui est en jeu, puisque, dans les propositions formulées par Nubar-Pacha, il n'est parlé que de « la réduction du nombre actuel des ouvriers au chiffre de six mille hommes, » sous le seul prétexte des intérêts du pays et de l'agriculture.
Source : Gallica

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