Ranulf Montmorillon, La brileuse (1928)
“ « Jésus, Marie, la Choue », dit-elle, en faisant un grand signe de croix. La Choue, qui chante à gauche, en signe de mort, effroi du voyageur attardé, et tantôt terrorise de son éclat de rire les bêtes des solitudes où l'homme ne pénètre pas, tantôt imite par son ululement les vagissements d'un enfant au berceau, ou la plainte du moribond. La Choue. Ce signe de mort sur le berceau de Lucien ! Au fond de son lit trempé de sueur froide, l'isolée se pelotonne jusqu'au matin... Toute sa vie de servante pauvre, puis de femme abandonnée se déroule à ses yeux. ”
