Résumé

Alfred de Gardane La défense nationale, Paris-sur-Océan (1873)

La grande communication de Paris à l'Océan s'impose donc à la France, comme un moyen de grandeur et de salut.
L'entreprise est colossale, mais la France est une grande nation. La dépense sera énorme, sans doute, mais elle n'est pas au-dessus de ses ressources. D'ailleurs là n'est pas la question, elle est indispensable à son existence, elle n'est pas impossible, cela suffit : il n'y a pas à hésiter.
Quand il s'agit de son indépendance, de sa dignité, de son honneur, une grande nation ne marchande pas, elle donne sans compter.
Source : Gallica

Alfred de Gardane La défense nationale, Paris-sur-Océan (1873)

La France et l'Angleterre sont unies par un immense intérêt commun, en face d'un immense péril. L'écrasement qu'elle a laissé faire de la France, son indispensable alliée, est une faute qui étonne de la part d'une nation si politique que l'Angleterre, peut-être une des plus grandes fautes qu'elle ait jamais commises.
L'Angleterre s'est fort enrichie. Mais nous doutons que la poursuite exclusive de la richesse ait été une saine politique. Un grand État ne doit pas se diriger activement par des calculs de négociants.
Source : Gallica

Alfred de Gardane La défense nationale, Paris-sur-Océan (1873)

De Paris à Londres la route libre, c'est l'union des deux capitales et des deux nations, événement heureux pour elles, pour l'Europe, pour les autres peuples, pour l'humanité !
Rien n'est stable dans ce monde : le vieil équilibre européen est rompu, le monde gravite vers une nouvelle pondération des États : l'Italie est visiblement entraînée dans le tourbillon de la Prusse, leur alliance est dans la force des choses, comme celle de la France et de l'Angleterre.
Source : Gallica

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