Résumé

Amédée Autran Déposition de M. Amédée Autran… (1874)

« Non, votre congé vient d'être prorogé de deux mois. » Je témoignai ma plus vive affliction au procureur général, qui me dit : " Je ne vous confondrai jamais avec personne ; le caractère dominant de votre conduite, c'est l'impartialité. Vous êtes l'un des esprits les plus consciencieux que je connaisse, et il n'y a rien contre vous, si ce n'est les mauvais traitements que vous avez subis. Mais il faut accepter cette prorogation de congé. » Et je fus soumis à deux mois de congé de plus.
Source : Gallica

Amédée Autran Déposition de M. Amédée Autran… (1874)

Le tribunal crut devoir se présenter en corps chez lui. M. Esquiros l'accueillit convenablement. Il nous demanda notre concours. M. Luce, président du tribunal, lui répondit que nous étions tout entiers à nos devoirs, que nous continuerions à rendre la justice et à apporter de la sorte notre concours au maintien de l'ordre. Je dois dire que la population était tellement bien disposée, que bien que nous fussions en simples habits de ville, une foule considérable stationnant aux abords de la préfecture, se découvrit devant notre passage.
Source : Gallica

Amédée Autran Déposition de M. Amédée Autran… (1874)

Je le connaissais ; nous sommes tous les deux membres de l'Académie de Marseille et il m'avait toujours témoigné de l'affection. Il me dit : « Il y a des jours où il vaudrait mieux avoir cessé de vivre, et j'ai eu peut-être grand tort d'accepter les fonctions qu'on m'a données. » Je lui répondis : « M. le procureur général, nous nous en félicitons, au contraire, parce que vous pouvez empêcher beaucoup de mal. » Il ajouta : « Savez-vous ce que j'ai à vous dire ? Il faut que vous donniez votre démission. » Je lui répondis : " M. le procureur général, vous savez bien que je ne la donnerai pas
Source : Gallica

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