Augustin Caminade Chatenay

Résumé

Augustin Caminade Chatenay Lettre de M. Caminade, député de la Charente… (1832)

Songeons, Messieurs, songeons à l'avenir ; ménageons-nous des ressources en cas de guerre, et soulageons le pays quand nous le pouvons encore. On nous parle d'achever le Louvre, et tant de palais sont déjà inutiles ! Aujourd'hui, avant tout, il s'agit d'ÉCONOMIES. La France entière nous crie : ECONOMIE OU RUINE! — J'ai été surpris, je l'avoue, que dans de telles circonstances on nous ait dit à cette tribune que la somme même la plus élevée, proposée par notre commission, n'était pas digne de la France et de son Roi 1.
Source : Gallica

Augustin Caminade Chatenay Lettre de M. Caminade, député de la Charente… (1832)

Il sentira qu'une liste civile excédant les limites nécessaires donnerait à la fois ouverture aux plaintes fondées de la France et aux exigences de cette foule avide, qui pénétrerait dans le palais par toutes les issues, assiégerait toutes les antichambres, et saurait absorber la plus riche dotation. Le Roi, Messieurs, aime trop la grande nation qui l'a élevé sur le pavois, pour attendre de nous, dans la fixation de la liste civile, un vote disproportionné aux besoins réels de la couronne, à l'état de la France, et aux charges énormes qui pèsent sur le pays.
Source : Gallica

Augustin Caminade Chatenay Lettre de M. Caminade, député de la Charente… (1832)

On a des équipages, des chevaux de luxe, par besoin ou par vanité. Dans le premier cas (et c'est le plus fréquent ) , l'habitude, une fois contractée, est devenue pour l'homme riche d'une nécessité absolue, et une taxe modérée ne l'engagera certainement pas à se priver d'une des plus douces commodités de la vie. Dans le second cas, la taxe ajoutera au plaisir de l'ostentation, qui se complaît surtout à étaler à tous les yeux les objets dont on sait que le prix est le plus élevé. Non, Messieurs, une taxe modérée, équitable, ne pourrait exciter aucune plainte fondée.
Source : Gallica

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