Résumé

Charles-Joseph Colnet du Ravel,  Variétés. Que sont devenus nos grands hommes d'hier…

“ Comme la feuille flétrie Que le vent porte en tous lieux , Je suis errant dans la vie , Et je n'ai d'espoir qu'aux cieux : Un mal cuisant me dévore ; Dès le soir jusqu'à l'aurore , Je suis toujours gémissant , Et je dis : Mon pauvre père , Pourquoi seul sur cette terre As-tu laissé ton enfant ?
Quand la fortune naguère Sous ses ailes m'abritait , L'on s'empressait de me plaire , Au hameau tout me fêtait ; A présent plus de caresse, Malheureux, on me délaisse, Même ceux qui m'aimaient tant... Mon père, mon pauvre père , Pourquoi seul sur cette terre As-tu laissé ton enfant ?
”
Source : Gallica

Charles-Joseph Colnet du Ravel,  Variétés. Que sont devenus nos grands hommes d'hier…

“ Ne peut-on pas accorder au génie, même quand il n'a ni feu ni lieu , tout le respect qui lui est dû , sans parler en termes si méprisans de la propriété et de ceux qui la possèdent ? Puisque , en dépit des Saint-Simoniens qui ont toute leur fortune en génie, il y a encore des propriétaires, ayons pour eux un peu plus de politesse. C'est aujourd'hui , j'en conviens , un grand avantagé que d'être gueux , mais il ne faut pas en abuser.
Vous vouliez , dites-vous encore, un gouvernement à bon marché , et vous avez cru que la révolution de juillet qui vous l'avait promis vous le donnerait.
”
Source : Gallica

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