Charles-Joseph Colnet du Ravel, Variétés. Que sont devenus nos grands hommes d'hier…
“ Comme la feuille flétrie Que le vent porte en tous lieux , Je suis errant dans la vie , Et je n'ai d'espoir qu'aux cieux : Un mal cuisant me dévore ; Dès le soir jusqu'à l'aurore , Je suis toujours gémissant , Et je dis : Mon pauvre père , Pourquoi seul sur cette terre As-tu laissé ton enfant ? Quand la fortune naguère Sous ses ailes m'abritait , L'on s'empressait de me plaire , Au hameau tout me fêtait ; A présent plus de caresse, Malheureux, on me délaisse, Même ceux qui m'aimaient tant... Mon père, mon pauvre père , Pourquoi seul sur cette terre As-tu laissé ton enfant ? ”
