Résumé

Charles Martins Observations sur les migrations et les mœurs des lemmings

Quel que soit son ennemi, dès que le Lemming voit qu’il ne peut lui échapper, il s’assied sur son train de derrière et cherche à se défendre en sifflant et en aboyant comme un petit chien. Il s’élance même pour mordre son adversaire et se laisse enlever de terre plutôt que de lâcher prise. Entre eux, les Lemmings se battent avec fureur. Lorsque nous en mettions deux à la fois dans la cage, la lutte commençait aussitôt et ne cessait que par la mort, de l’un des combattans. Pour en garder plusieurs ensemble, il fallait les prendre dans le même terrier.
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Charles Martins Observations sur les migrations et les mœurs des lemmings

Ils tracent, dit Linné [27] , des sillons rectilignes, parallèles, profonds de deux ou trois doigts, et distans l’un de l’autre de plusieurs aunes. Ils dévorent tout sur leur passage, les herbes, les racines. Rien ne les détourne de leur route ; un homme se met-il dans leur passage, ils glissent entre ses jambes. S’ils rencontrent une meule de foin, ils la rongent et passent à travers ; si c’est un rocher, ils le contournent en demi-cercle, et reprennent leur direction rectiligne.
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II. Migrations des Lemmings. Peu de naturalistes ont eu la bonne fortune d’assister à une migration des Lemmings. Hoegstroem et peut-être Rycaut sont les seuls qui en aient vu ; mais, en interrogeant les habitans du pays, on a pu se procurer de nombreux renseignemens, qui, en se contrôlant réciproquement, amènent à distinguer la vérité.
Ces migrations sont rares. Linné affirme qu’elles n’ont lieu que tous les dix ou vingt ans.
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