Résumé

Alphonse Aulard Premières leçons de lecture courante… (1869)

Les Serins et le Chardonneret.
Un amateur d'oiseaux avait, en grand secret, Parmi les œufs d'une serine, Glissé l'œuf d'un chardonneret.
La mère des serins, bien plus tendre que fine, Ne s'en aperçut point et couva comme sien Cet œuf qui dans peu vint à bien.
Le petit étranger sortant de sa coquille, Des deux époux trompés reçoit les tendres soins, Par eux traité ni plus ni moins Que s'il était de la famille.
Couché dans le duvet, il dort le long du jour, A côté des serins dont il se croit le frère,
Reçoit la becquée à son tour, Et repose la nuit sous l'aile de la mère.
Source : Gallica

Alphonse Aulard Premières leçons de lecture courante… (1869)

« Quel ennui d'aller en classe!
disent-ils, en feignant d'avoir pitié de vous. La campagne est charmante, les fleurs s'épanouissent au soleil et les oiseaux chantent gaiement.
« Pourquoi travailler, disent-ils encore, et à quoi servent ces livres et ces cahiers ? Est-il besoin de tout
cela pour labourer la terre ou garder les troupeaux? »
Ainsi parle quelque villageois qui a refusé d'aller à l'école, lorsqu'il était enfant, et qui est fâché que vous sachiez ce qu'il n'a pas voulu apprendre. Il fait semblant de vous plaindre pour vous engager à l'imiter.
Source : Gallica

Alphonse Aulard Premières leçons de lecture courante… (1869)

Il y a des bûcherons qui croisent des branches dans la cime d'un arbre; il y a des filandières qui recueillent la soie sur un charbon. Mille palais s'élèvent et chaque palais est un nid ; chaque nid voit des métamorphoses charmantes : un œuf brillant, ensuite un petit couvert de duvet.
Ce nourrisson prend des plumes ; sa mère lui apprend à se soulever sur sa couche. Bientôt il va jusqu'à se percher sur le bord de son berceau, d'où il jette un premier coup d'œil sur la nature.
Effrayé et ravi, il se précipite parmi ses frères qui n'ont point encore vu
ce spectacle
Source : Gallica

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