“ Ce sont jeux de princes, qui n’amusent que ceux qui les font. Ainsi l’Académie française ancillaire déjà, comme François Coppée, Thureau-Dangin, Houssaye ou Albert Vandal, donnait gravement cet exemple du mot jeu, dictionnairant devant Christine de Suède qui venait de faire assassiner Monaldeschi. La bise de novembre met en déroute la grande prostitution, éparpille des branches mortes sur ses échoppes désertes. La farandole tourne en danse macabre : la féerie absurde s’achève en myriologue. Voici le défilé des morts qui n’ont jamais vécu. ”
Citations de Les Partisans (Collectif)
“ Mais le catholicisme actuel, comme le paganisme à son déclin déifie tous les trépassés pour une redevance minime. Diis manibus ! C’est l’omnibus du Panthéon. Depuis les mânes, brucolaques, lémures, fantômes et loups-garous de l’antiquité classique ; depuis les Kabires phéniciens de Samothrace, Kasmilos, Samandraodt, Axioxerxès, implantés dans le monde celto-latin par les prêtresses nues et barbouillées de noir (la Carmenta de Renan) qui vaticinaient dans l’Île magique de Seina, les Ombres sont en possession d’inquiéter le monde sublunaire. ”
“ La question pour le « civilisé » moderne est de benoîtonner hors de chez soi. Les cimetières du 2 novembre sont un spectacle gratuit plus accessible que les exécutions capitales, une des formes de la rigolade nationale à quoi se complaît le contribuable français. La France du XXe siècle est en posture d’aller, chaque jour, au café. Ce n’est plus une nation ; c’est un cortège, un monôme, une inlassable panathénée de la muflerie. La République troisième, comme la reine de Chypre, reçoit l’univers dans un casino. ”
