Résumé

Cyprien Millot Question mexicaine. L'Empereur est mort… (1867)

Vous oseriez qualifier d'exécrable assassinat l'exécution juridique d'un individu,— teint du sang d'une multitude de victimes, — par la seule raison qu'il a été EMPEREUR ! Vous oseriez entreprendre de justifier les atrocités commises par ce souverain, et vous oseriez ne pas tenir compte des souffrances et des tortures d'un peuple martyr, écrasé, durant près de cinq années, sous la main de fer du plus effroyable despotisme??!
Allons donc ! Si vous êtes de bonne foi, comparez et jugez vous-mêmes. Un goutte du sang impérial pour une sanglante hécatombe de citoyens !
Source : Gallica

Cyprien Millot Question mexicaine. L'Empereur est mort… (1867)

Le Parlement anglais a condamné Charles Stuart, la Convention nationale a condamné Louis XVI, les républicains du Mexique ont fait fusiller Maximilien Ier; vous, puissants du jour, prenez garde de n'avoir pas à compter avec la justice du peuple, la plus ferme, la plus équitable, mais aussi, la plus inexorable de toutes.
Le sang des patriotes mexicains sera une féconde semence pour l'avenir. Un souffle puissant de liberté vient du Nouveau-Monde vivifier et raviver le patriotisme du vieux continent.
Source : Gallica

Cyprien Millot Question mexicaine. L'Empereur est mort… (1867)

La raison et le sentiment du bien public devaient étouffer dans son coeur tout sentiment de pitié. En ce moment, la pitié eût été plus que de la faiblesse, la pitié serait devenue de la trahison. Laisser la vie à Maximilien, c'était jeter un nouvel élément de discorde dans un pays si affreusement et depuis si longtemps déchiré par la guerre civile; les partisans du monarque déchu eussent rendu, à jamais, toute pacification impossible, et la guerre civile se serait rallumée à chaque instant.
Source : Gallica

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