Résumé

Du Remboursement ou de la réduction de l'intérêt de la dette cinq pour cent (1838)

Sans doute le rentier mérite tout notre intérêt ; mais il sait, il a toujours su que sa rente était rachetable. Ce n'est pas une position nouvelle que nous lui faisons ; elle existait avant nous. D'ailleurs, n'a-t-il pas eu la faculté de vendre au-dessus du pair, conséquemment d'augmenter son capital? Pourquoi donc ne l'a-t-il pas fait ?
Non, ce n'est pas une injustice, encore moins une illégalité. Nous sommes dans le vrai, dans le positif; on n'a aucun reproche à nous adresser, car nous usons d'un droit connu, d'un droit imprescriptible.
Source : Gallica

Du Remboursement ou de la réduction de l'intérêt de la dette cinq pour cent (1838)

On a dit aux propriétaires : le capital de vos terres acquerra une immense valeur ; aux agriculteurs, il y aura bonheur à vous prêter; au commerce, à l'industrie, que de moyens d'associations, quelle source de richesses facilement acquises par la fécondation de nos capitaux, par l'excessive diminution de l'intérêt ! Et le contribuable, quel moyen de le dégrever sans diminuer les ressources de l'Etat ! Voyez comme notre combinaison enrichit tout le monde. Hors le rentier, la joie est universelle.
Source : Gallica

Du Remboursement ou de la réduction de l'intérêt de la dette cinq pour cent (1838)

Notez-le bien, Cambon a dit : « Le créancier serait le maître de garder sa rente. »
Il faut le dire, ce rapport de Cambon est fort mal écrit; mais cela n'empêche pas une pensée très loyale de s'y faire jour ( loyale en 93 ! ) . Lorsque la rente est à un taux tel. que. l'État propose un prix supérieur à toutes les concurrences; et que le rentier l'accepte, alors la nation peut gagner sans injustice; mais alors seulement, car la logique doit être écoutée. Cambon est bien éloigné de proposer le remboursement forcé, car il dit précisément le contraire.
Source : Gallica

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