Résumé

François Bouquet Faut-il écrire Jeanne Darc ou Jeanne d'Arc… (1867)

Cela résulte clairement de l'endroit de la pièce où figurent ces mots et du langage qu'il prête à Jeanne. Ils sont dans cette scène odieuse où Jeanne, après sa condamnation, renie son père, simple berger, quand celui-ci la retrouve en Anjou, au milieu du camp anglais. Le vieillard l'appelle affectueusement sa fille et s'offre pour mourir avec elle, et la Pucelle le repousse durement en lui disant « qu'elle ne le connaît pas, et qu'elle est « d'un sang plus illustre dont ses ennemis ont voulu ternir la noblesse. »
Source : Gallica

François Bouquet Faut-il écrire Jeanne Darc ou Jeanne d'Arc… (1867)

Partout ailleurs, il y a simplement la Pucelle, ou Joan la Pucelle, suivant le langage général des contemporains de Jeanne et du temps où Shakespeare composait sa pièce (2) .
Mais cette traduction ne repose pas sur le motif qu'on lui attribue. Le poète y a été déterminé plutôt par une combinaison dramatique, née de sa haine d'Anglo-Saxon contre la France. Il a mis Joan of Arc, comme il amis, dans cette même pièce, Duke of Anjou, Duke of Burgundy, Duke of Alençon, c'est-à-dire avec la particule nobiliaire, pour avilir et mieux dégrader notre héroïne.
Source : Gallica

François Bouquet Faut-il écrire Jeanne Darc ou Jeanne d'Arc… (1867)

Il peut bien n'en avoir pas plus qu'une foule d'autres noms propres auxquels il serait impossible d'attribuer un sens plausible. Tel semble être le nom Darc, que la famille anoblie quitta bientôt pour celui de du Lis.
Enfin M. Wallon, en conservant l'apostrophe, « se conforme à l'usage « suivi depuis (Charles du Lys) et consacré, on le peut dire, par le livre qui « sera désormais la source de toute histoire de Jeanne d'Arc : l'édition des « deux Procès, par M. J. Quicherat (1) . » C'est vrai que M. Quicherat a mis partout l'apostrophe au mot d'Arc dans la publication des deux Procès
Source : Gallica

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