Résumé

Ad. Le Ricque de Monchy Jeanne d'Arc : étude historique et physiologique (1868)

Cela n'a pas empêché le roi et son entourage de douter longtemps de la mission révélée de Jeanne. L'opinion qui donne la prescience à Jeanne d'Arc n'est pas plus fondée que l'absurde accusation de goût pour le luxe qu'on a portée contre elle.
Lorsque la foi illumine le génie lui-même, et que les beautés physiques se joignent à la réunion de toutes les vertus humaines chez un être, il apparaît un personnage qui touche au merveilleux et exerce une immense influence sur ses semblables. Quels prodiges n'enfantera pas cet être ! Telle était la fille des champs de Domremy.
Source : Gallica

Ad. Le Ricque de Monchy Jeanne d'Arc : étude historique et physiologique (1868)

Les arguments les plus sérieux, selon nous, contre la mission révélée, se tirent de quelques paroles et quelques actions de la fin de la vie de notre héroïne. Avant d'en venir à ce moment, je rappellerai la blessure qu'elle a reçue à Orléans. Un trait d'arbalète la perça de part en part entre le sein et l'épaule ; «elle eut peur et pleura, et se confessa en versant des larmes», dit M. Wallon, le défenseur ardent de la révélation. Nous ne reprochons pas à la femme, surtout à la jeune fille, cette peur et ces larmes, mais elles jettent un nuage sur l'auréole de la sainte inspirée.
Source : Gallica

Ad. Le Ricque de Monchy Jeanne d'Arc : étude historique et physiologique (1868)

La prédiction de la levée du siège d'Orléans et du sacre de Reims était une conséquence forcée de la mission que Jeanne s'était donnée, confiante qu'elle était dans le succès annoncé par ses voix. Jeanne, comme les âmes sensibles et portées vers le merveilleux, avait des pressentiments. Qui de nous n'en a pas eu? Les ouvrages traitant de la physiologie sont pleins d'observations de pressentiments constatés chez des personnages d'un esprit supérieur.
Source : Gallica

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