Résumé

Germain Lefèvre-Pontalis Jeanne d’Arc considérée au point de vue franco-champenois…

Si Jeanne d’Arc n’est pas Lorraine, au sens propre et exact du mot, continuent cependant les représentants de l’école d’érudition dont les opinions viennent d’être citées, elle n’est pas davantage Française. Elle est tout au moins née Barroise, le lieu de sa naissance faisant partie du territoire compris dans les limites du Barrois Mouvant. En tout cas elle n’est pas née sur terre de France.
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Germain Lefèvre-Pontalis Jeanne d’Arc considérée au point de vue franco-champenois…

Les recherches de Vallet de Viriville [8] , les résultats condensés par M. Wallon [9] , l’enquête plus récente de Siméon Luce [10] , ont établi qu’à ce moment du XVe siècle, le groupe d’habitations connu sous le nom global de Domremy se trouvait scindé en deux sections inégales. L’une, la plus considérable, dépendait alors, par la châtellenie de Gondrecourt, du Barrois mouvant. L’autre, la moindre, avec tout ou partie du village de Greux, limitrophe et tout voisin, relevait, par le bailliage de Chaumont-en-Bassigny, du territoire directement français.
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Tous les arguments tirés de la décision de 1460, pour ne parler que de cette pièce, où la scission des territoires est si curieusement spécifiée, ne perdent donc rien de leur valeur et subsistent dans toute leur force. Comme corollaires à ce document, M. Chapellier, au cours de la même étude, citait particulièrement deux autres textes, l’un de 1500, où le village de Greux est dit « ou duchié de Bar, » l’autre de 1616, d’où il ressort que « la maison de Jeanne la Pucelle » est bien située sur le territoire de Domremy et non sur celui de Greux [38] .
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