Résumé

Joseph Lémann Jeanne d'Arc récompense des croisades (1887)

Elle n'a pas seulement la bravoure, elle a toutes les autres vertus chevaleresques. Ce n'est pas assez dire, elle a retardé l'éclipsé de la chevalerie, mortellement atteinte dans cette funeste guerre de cent ans entre deux nations sœurs. On jurait dans les camps de France, on ne jure plus; on se mutinait dans les camps de France, on ne se mutine plus ; on ne priait plus Dieu, on le prie ; on ne se
trouvait plus sur le chemin de l'honneur, on s'y retrouve : Jeanne d'Arc a été le coucher de soleil de la chevalerie française !
Source : Gallica

Joseph Lémann Jeanne d'Arc récompense des croisades (1887)

Le temps, le délai, ne fait donc rien à la récompense, ni ne l'obscurcit, ni ne l'amoindrit. L'essentiel est qu'on aperçoive clairement le lien, le rapport entre ce qui est la récompense et celui qui a mérité ; car la récompense est l'expression du mérite.
Vous devez deviner à présent, Messieurs, le lien qui existe entre Urbain II et Jeanne d'Arc, et le sujet que je vous apporte :
Jeanne d'Arc a été la récompense des Croisades ; l'héroïne de France a récompensé la France de son héroïsme autour du tombeau de Jésus-Christ.
Source : Gallica

Joseph Lémann Jeanne d'Arc récompense des croisades (1887)

Voici une couleur orientale encore plus saisissante : la
simple enfant des champs est choisie pour faire partie d'un cortège qui n'a paru que sur la terre d'Orient, le cortège des libératrices. Consultez l'histoire, Messieurs, nulle part ailleurs vous ne trouverez cette phalange où le merveilleux le gracieux, le pur, le viril, ont été combinés comme des nuances d'arc-en-ciel, pour former des libératrices, Débora, Judith, Esther, et celle qui en ferme la marche, plus grande que ses devancières, la vierge Marie.
Source : Gallica

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