Résumé

Portrait de Henri Perreyve Henri Perreyve Discours sur l'histoire de France… (1860)

Messieurs, je trouve en ce mot une telle profondeur de beauté que je ne puis le redire sans une étrange émotion. Il n'est pas seulement un cri d'amour, comme serait le cri d'un fils qui verrait le sang de sa mère; il est aussi un admirable éclair d'intelligence. Oui, la France est une personne; elle vit, elle a une âme, un corps, une histoire, un sang versé souvent pour la justice, un cœur où Dieu règne encore, et qu'on ne sent point battre, quand on est français, sans un frémissement d'amour et d'orgueil. Cette chère France, elle a tout ce qui peut faire aimer : elle a la force et la grâce
Source : Gallica

Portrait de Henri Perreyve Henri Perreyve Discours sur l'histoire de France… (1860)

Aussitôt tout gémit, tout pleure, tout souffre dans la France de Philippe le Bel. Quel temps, Messieurs, que celui du xive siècle! la sorcellerie et les bûchers, l'affreux procès des Templiers, les révoltes des paysans et leur massacre, la peste noire, la famine, le grand schisme, les Anglais en France, et cette pauvre France réduite à rien dans la main de l'infortuné Charles VI : voilà les suites de la première ingratitude. Maintenant tout est perdu, ou Dieu fera un miracle; mais ce miracle, encore une fois, Messieurs, Dieu le fait toujours.
Source : Gallica

Portrait de Henri Perreyve Henri Perreyve Discours sur l'histoire de France… (1860)

Vous croyez, Messieurs, que tout est perdu, et que jamais la foi catholique ne se relèvera vivante de cette guerre fratricide. N'ayez donc crainte : Dieu en décide toujours autrement. Semblable à ces âmes vigoureuses qui, aux prises avec le mal, n'en triomphent que par les libres combats, la France ne sera sauvée, ou plutôt ne sera perdue, ni par un Philippe Il, ni par un duc d'Albe. J'en suis fier pour ma part; et, s'il fallait choisir, j'aime mieux être catholique
Source : Gallica

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