Résumé

François de Broglie Le comte de Montalembert : conférence Henri Perreyve (1870)

Non, craindre l'autocratie romaine, c'était craindre un vain fantôme, l'Église ne pouvait s'emparer de la France et y dominer par la force, elle ne le pouvait pas et elle ne le voulait pas. Je me trompe, Messieurs, c'est M. de Montalembert qui l'a dit, il est une suprématie que l'Église veut et voudra toujours : c'est
l'empiétement de la vertu sur le vice : elle combattra partout le désordre, l'orgueil, la misère, le désespoir, elle les poursuivra à outrance et sans relâche; elle s'imposera par l'humilité, par la chasteté, par la douceur et par la charité
Source : Gallica

François de Broglie Le comte de Montalembert : conférence Henri Perreyve (1870)

Messieurs, qu'on le sache bien, nous ne sommes pas plus mauvais qu'au XVIIIe siècle, et nous sommes meilleurs si l'on veut; mais nous sommes lâches, oui, lâches. Oui, nous qui sommes si fiers de notre civilisation et de notre progrès, nous qui nous vantons si haut et nous croyons si grands, nous enfants du XIXe siècle, qui ne sommes pas loin de croire que nous avons inventé la justice et la liberté, nous, Français, qui par cent victoires avons fait voir notre drapeau à toutes les nations du monde, nous ne savons plus ce qu'est un vrai courage.
Source : Gallica

François de Broglie Le comte de Montalembert : conférence Henri Perreyve (1870)

Quand M. de Montalembert entra dans la vie publique, un gouvernement nouveau, sorti de l'insurrection populaire, s'élevait et s'établissait à grand'peine. Gouvernement libéral et honnête, sincèrement épris de la liberté et résolu à ne la pas sacrifier au maintien exclusif de l'ordre, gouvernement juste, impartial et modéré, fait pour donner à la France, dont il se croyait aimé, cette liberté qu'il chérissait lui-même ; gouvernement éclairé qui voyait à sa tête tour à tour tout ce que la France comptait de plus distingué et de plus grand
Source : Gallica

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