Fédor Dostoïevski,
L’Éternel Mari
“ Pavel Pavlovitch leva les yeux, et le regarda en face, franchement, sans le moindre trouble. Veltchaninov, tout à coup, eut peur : il ne voulait pour rien au monde qu’un éclat survint, et qu’il en fût la cause. — Je vous ai aimé, Alexis Ivanovitch, dit Pavel Pavlovitch, comme si tout à coup il se décidait, oui, je vous ai aimé durant toute notre année de T... Vous n’y avez pas pris garde, continua-t-il d’une voix un peu tremblante, qui terrifia Veltchaninov, j’étais trop peu de chose, auprès de vous, pour que vous y prissiez garde. Et puis, peut-être cela valait-il mieux. ”
