“ Dès que se termina la polonaise et que les couples se saluèrent réciproquement, les dames vis-à-vis des dames, les messieurs vis à-vis des messieurs, Zavalchevskï, heureux et fier, conduisit le comte vers la maîtresse de la maison. La femme du chef de la noblesse en éprouva un certain frisson intérieur : si ce hussard allait faire avec elle, devant tous, quelque scandale ! Elle se détourna fièrement et prononça avec mépris : « Très heureuse. J’espère que vous danserez. » Et elle le regardait avec méfiance et d’un air de dire : « Si tu fais cela, si tu offenses une femme, tu n’es qu’un lâche. » ”
Léon Tolstoï
Résumé
“Deux Hussards”, est une œuvre de Léon Tolstoï. Des thèmes tels que Anna Fédorovna, le comte ou Lisa y sont abordés.
Citations de Deux Hussards (Léon Tolstoï)
“ La jeunesse riche d’espérances, l’honneur, l’estime publique, les rêves d’amour et d’amitié, tout était perdu à jamais. La source de ses larmes commençait à tarir ; un sentiment trop calme de désespoir s’emparait de lui de plus en plus, et l’idée du suicide, sans exciter déjà le dégoût et l’horreur, le fascinait de plus en plus. À ce moment, les pas fermes du comte se firent entendre. Les traces de la colère se voyaient encore sur le visage de Tourbine, ses mains tremblaient un peu, mais dans ses yeux se lisaient la joie et le contentement de soi-même. ”
“ Il s’endormit jusqu’à midi d’un sommeil lourd, sans rêves, comme en ont seuls les très jeunes hommes après de très grosses pertes. Il s’éveilla à six heures du soir, précisément quand le comte Tourbine arrivait à l’hôtel, et, en apercevant autour de lui, sur le parquet, les cartes, la craie, les tables maculées au milieu de la chambre, il se rappela avec horreur le jeu de la veille et la dernière carte, le valet, qui lui avait coûté cinq cents roubles, mais ne croyant pas encore bien à la réalité, il prit l’argent sous son oreiller et se mit à le compter. ”
