Gabriel Faure,
Napoléon à Laffrey (7 mars 1815…
“ Le chef de bataillon, ému par les paroles de l’empereur qui avait continué à parler et lui rappelait les batailles d’Égypte, ne s’opposa plus à ce qu’il s’approchât, et l’empereur, lui rappelant des circonstances personnelles à lui, chef de bataillon, l’embrassa. À ce moment, les soldats du bataillon de Grenoble, qui suivaient d’un œil avide tous les mouvemens de l’empereur, enchantés d’être délivrés de la discipline, se mirent à crier : Vive l’empereur ! Les paysans répéteront ce cri, et tout fut fini. Les larmes étaient dans tous les yeux. En un instant, l’enthousiasme n’eut plus de bornes. ”
