Résumé

Gustave Labourt La Vérité sur l'affaire du grand théâtre de Menton… (1876)

Croyez-vous, cher lecteur, qu'un architecte qui demande 280.000 francs n'ira pas au moins à 300.000 francs une fois la construction en train ! Et le terrain et l'ameublement ! Et la tapisserie et tant d'autres détails imprévus !
Pourquoi notre petite ville va-t-elle, en cette circonstance, chercher une Célébrité de la Capitale ? Pourquoi au lieu d'un joli théâtre d'une simplicité en rapport avec nos ressources, veut-on absolument un monument qui sera bientôt désert comme le magnifique cercle construit par le chevalier H. ARDOINO.
Source : Gallica

Gustave Labourt La Vérité sur l'affaire du grand théâtre de Menton… (1876)

J'ai vu votre charmante ville naître et sourire dans son berceau de fleurs, d'orangers et de violettes; je l'ai vue s'ébattre joyeusement sous ce ciel pur où brille éternellement un soleil sans nuages.... je l'ai vue parée de son magnifique printemps grandir et s'embellir tous les jours..... Je voulais ajouter un nouveau joyau à cette éclatante parure. Le Progrès m'avait fait entrevoir dans un rêve charmant l'oeuvre entièrement' achevée.... le 5 avril la Routine m'a réveillé en sursaut et m'a montré l'affreuse réalité : c'était la Dissolution.
Source : Gallica

Gustave Labourt La Vérité sur l'affaire du grand théâtre de Menton… (1876)

Reste Monsieur Adamin BOTTINI. — C'est le seul qui a toujours commandé, le seul auquel on à toujours obéi. Jamais autocratie ne fut plus complète.
Dix jours après ses nominations d'Administrateur, de Vice-Président, de Délégué et de Banquier de la Société (*) moi, le créateur de l'oeuvre, j'en pressentais déjà la chûte. Il commença par jeter quelques sceaux d'eau froide sur mon activité et sur mon enthousiasme, en prononçant, avec dédain, ce mot décourageant dont on abuse terriblement à Menton : Nous ne sommes pas pressés !
Source : Gallica

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