Résumé

Henri Navel Les Vavassories du Mont-Saint-Michel à Bretteville-sur-Odon et Verson… (1938)

QUALITÉ ET CONSISTANCE DES VAVASSORIES MONTOISES. — Les vavassories de Verson et de Bretteville étaient-elles nobles ou roturières ? On penserait volontiers, de prime abord, qu'elles devaient être nobles, puisqu'elles fournissaient un service de chevalier. D'un autre côté, on ne rencontre guère de vavassorie noble d'une contenancs inférieure à 24 acres et aucune des six plus petites des vavassories de Verson n'atteignait cette superficie.
Il est quelquefois délicat, même à l'époque moderne, de déterminer si une vavassorie était noble ou non.
Source : Gallica

Henri Navel Les Vavassories du Mont-Saint-Michel à Bretteville-sur-Odon et Verson… (1938)

Comment les abbés du Mont-Saint-Michel ont-ils pu donner une bonne partie de leurs vavassories à d'aussi grands seigneurs, dont quelques-uns étaient certainement plus puissants qu'eux-mêmes ? N'était-ce pas se préparer, de gaieté de cœur, de terribles difficultés dans l'administration de leurs domaines ? Il suffit de poser la question pour que la réponse vienne d'elle-même : l'inféodation de nos vavassories à d'aussi puissantes familles ne peut être que le fait des ducs.
Source : Gallica

Henri Navel Les Vavassories du Mont-Saint-Michel à Bretteville-sur-Odon et Verson… (1938)

Et, de fait, le duc était seul assez puissant pour enfreindre la règle qui voulait que chaque service de chevalier fût dû par le possesseur d'un fief de haubert.
Ne faudrait-il pas voir dans le cas des vavassories de Verson un archaïsme, une survivance, une réminiscence en quelque sorte de l'époque carolingienne ? « Sous Charlemagne, ne doit le service militaire que l'homme libre qui tient en propriété ou en bénéfice 4 à 5 manses... En des circonstances critiques, on peut réunir 4 manses isolés » (20) .
Source : Gallica

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