Résumé

Portrait de Immanuel Kant Immanuel Kant Traité du droit des gens. Dédié aux souverains alliés et à leurs ministres… (1814)

Mais les peuples alliés, pour mettre un terme a l'abus du pouvoir, n'ont pas le droit de se partager le pays de l'ennemi pervers, ni d'effacer, pour ainsi dire, un Etat de la terre : car ce serait une injustice contre le peuple, qui ne peut pas perdre son droit primitif de constituer une société politique.
Source : Gallica

Portrait de Immanuel Kant Immanuel Kant Traité du droit des gens. Dédié aux souverains alliés et à leurs ministres… (1814)

Mais qu'est-ce qu'il faut entendre par l'ennemi pervers?
C'est un ennemi plus que barbare, qui ne se contente pas de jouir de l'exercice du pouvoir que lui permet l'état d'indépendance sauvage où chaque puissance est son propre juge dans sa cause, mais dont la volonté, publiquement énoncée par des paroles ou des faits, trahit une maxime de conduite qui, si elle devenait loi générale , rendrait l'éiat de paix impossible, et servirait a perpétuer celui de la brutalité guerrière.
Source : Gallica

Portrait de Immanuel Kant Immanuel Kant Traité du droit des gens. Dédié aux souverains alliés et à leurs ministres… (1814)

LES sociétés politiques sont, de leur nature, indépendantes (1) l'une de l'autre, et elles tendent a se maintenir telles.
• Dans l'état d'indépendance sauvage rien ne règle leurs relations extérieures.
L'arbitraire et la force s'y exercent de plein droit.
Il en résulte un état de guerre perpétuelle, qui subsiste, quoique les hostilités ne soient pas absolument permanentes.
(1) Toute société politique, soumise à la loi d'une autre, n'est qu'une puissance équivoque (civitas hybrida) comme l'Irlande avant l'acte de réunion , et la Confédération du Rhin sous le protectorat.
Source : Gallica

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