Résumé

L'Alsace à la France (1871)

“ Plus d'un a préféré cette terre, et en a fait choix au lieu de sa patrie. D'autres l'ont trahie et vous y ont amenés. Est-ce là votre injure? non, cette guerre n'est pas celle de la vengeance, ni celle de la liberté, ni même de l'ambition. C'est la guerre de la haine, d'une haine grandissant de tout le mal qu'elle accomplit et tellement propre à vos âmes froides, que l'infortunée vaincue ne saurait, dans son coeur plus large, parvenir à l'égaler jamais. ”
Source : Gallica

L'Alsace à la France (1871)

“ Telle a été, ô France, la noble origine ; et parmi tes soeurs, les nations chrétiennes, il ne s'en voit point qui égale ni cette antiquité, ni celle noblesse qui t' a été donnée du Ciel. Fille aînée de l'église, nouveau peuple choisi, substitué divinement à l'empire, fondé pour chasser les ténèbres, pour conserver l'intelligence, surtout pour étendre le royaume du Christ, en ce moment, France, j'étais à toi, et durant des siècles j'ai vécu de ta vie. ”
Source : Gallica

L'Alsace à la France (1871)

“ Après de longues années, vous le savez, le moribond, nommant la France dans sa bénédiction dernière, en recommandera la mémoire à ses petits-fils. Le jeune enfant, qui forme ses premiers mots pour nommer sa patrie et vous repousser, gardera mes traditions pour les transmettre à un autre siècle, vous le savez. Vous travaillerez sans fin pour éteindre mes souvenirs, et bien avant qu'ils achèvent de s'éteindre avec ma dernière espérance, il faudra que des tombes aient recouvert des tombes. Je n'ignore point vos industries, je sais ce qu'on me prépare, et, dès à présent, vous êtes à l'oeuvre. ”
Source : Gallica

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