Résumé

Lettre adressée par les négociants de vins de Bordeaux à la Société d'économie politique… (1890)

Si on consulte les statistiques les plus positives et les chiffres les plus probants, on constate que, depuis 1860, la richesse générale de la France s'est développée dans des proportions immenses, et l'un des faits qui le prouvent de la manière la plus éclatante est la progression des valeurs successorales établie par la perception des droits.
Source : Gallica

Lettre adressée par les négociants de vins de Bordeaux à la Société d'économie politique… (1890)

Ainsi nous exportons chaque année pour environ 1,800 millions de produits manufacturés, et nous en importons pour 600 millions.
Si nous avons la folie — on ne peut se servir d'un mot plus adouci — de vouloir empêcher ces importations, nous pouvons être certains que les étrangers prendront contre nous des mesures correspondantes: on réussira promptement ainsi à tarir toutes les branches de notre commerce.
Nous pouvons nous attendre, notamment, à voir presque partout les vins français frappés de droits de plus en plus élevés.
Source : Gallica

Lettre adressée par les négociants de vins de Bordeaux à la Société d'économie politique… (1890)

Nous y voyons, en effet, que les exportations des vins de France pour les États-Unis, qui atteignirent, en 1852, 230,000 hectolitres, soit 23,000 tonneaux, sont tombées, en 1888, à 59,000 hectolitres, soit 6,500 tonneaux.
Ainsi, depuis 1852, nos exportations de vins pour ce grand pays ont diminué des trois quarts! Mais cette diminution est en réalité bien plus considérable que ne l'indiquent ces chiffres, quelque douloureux qu'ils soient; — en effet, les États-Unis ont aujourd'hui une population qui est environ le triple de ce qu'elle était en 1852.
Source : Gallica

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