Résumé

Lettre de MM. Voisclair et Bonsens aux électeurs de la campagne (1880)

Dans certain village on nous signale un meneur qui n'est ni républicain, ni monarchiste, ni catholique, ni libre-penseur, qui n'est rien, qui est tout simplement amateur d'argent, d'honneur, de despotisme, et dont l'intérêt personnel est la seule boussole dirigeant ses opinions. Il est tout ce que l'on voudra, radical le matin, clérical à midi, bonapartiste le soir et communard en se couchant. Il se dit républicain, il ne l'est pas ; il mérite l'oubli.
Choisissez des hommes indépendants, qui ne soient liés ni à la cure ni au château; choisissez des hommes honnêtes, sérieux et républicains.
Source : Gallica

Lettre de MM. Voisclair et Bonsens aux électeurs de la campagne (1880)

Les Jacques se révoltèrent, parait-il, contre un despotisme aussi brutal, aussi écoeurant, et ils commencèrent par crier hautement contre celui que naguère, dans un moment d'éclipsé de soleil, ils proclamaient le sauveur des ouvriers, le protecteur des faibles. Le désordre était à tel point que plusieurs crurent que la terre ne tournait plus dans le même sens et que le monde était retourné d'un siècle en arrière, sous l'ancien régime, le régime des hobereaux et des serfs.
Source : Gallica

Lettre de MM. Voisclair et Bonsens aux électeurs de la campagne (1880)

Nous ne sommes pas de ceux qui vous méprisent et qui ont intérêt à vous tromper; nous: sommes enfants de paysans, ouvriers comme vous ; nous vivons au milieu du peuple travailleur que nous avons appris à aimer et que nous aimons sincèrement. Ceux contre qui nous vous prions de vous mettre en garde, sont habitués à mentir, et quand par hasard, ils sortent de leurs habitudes, c'est par étourderie.
Voulez-vous, pour terminer notre lettre, que nous vous donnions un échantillon de ce républicanisme d'occasion dont certains ambitieux font parade la veille des élections.
Source : Gallica

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