Résumé

Louis Goirand Critique de la loi de 1806 sur les inhumations… (1884)

J'estime, en effet, qu'il y a urgence à modifier la législation existante, qui est un anachronisme dans une société démocratique, puisqu'elle livre la célébration des funérailles à une confession religieuse, et que ce n'est que par suite d'une tolérance que les fabriques auraient déjà révoquée si elles l'avaient osé, que le matériel des entrepreneurs de pompes funèbres sert aux enterrements civils.
Source : Gallica

Louis Goirand Critique de la loi de 1806 sur les inhumations… (1884)

En présence de ces fins de non-recevoir et de ces contradictions, je déclare que l'article 25 du règlement, qui exige de ma part, en faveur des fabriques, une remise de 80 sur les fournitures des cierges pour les enterrements, me cause une perte depuis l'augmentation. Je n'ai donc pas de 80 à donner, et si j'ai consenti, à mon corps défendant, à accepter ce chiffre exagéré parce que je voyais que l'on ne voulait pas me faire justice, j'ai en même temps
diminué le nombre des cierges proportionnellement à l'augmentation que l'on m'imposait arbitrairement.
Source : Gallica

Louis Goirand Critique de la loi de 1806 sur les inhumations… (1884)

Ou les Fabriques exploitent elles-mêmes et exigent par conséquent le prix qui leur convient ; ou bien un fermier agissant pour elles et obligé de passer sous leurs fourches caudines ; j'en ai fait assez chèrement l'expérience pour pouvoir en parler.
Dans une éventualité comme dans l'autre, les citoyens sont sans défense, car bien peu d'entre eux songent, dans les moments douloureux qu'amène la mort, à discuter ce qu'on leur fait payer. Il n'en sera certainement pas de même lorsque les tarifs seront établis par les Conseils municipaux.
Source : Gallica

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