Résumé

Portrait de Louis Passy Louis Passy Fragments d'histoire littéraire à propos d'un nouveau manuscrit de chansons françaises (1859)

Voyez avec quelle régularité chaque chanson a sa dédicace : cette dédicace est la monnaie avec laquelle le trouvère achète la bienveillance d'un protecteur influent. Très-souvent, je l'avoue, l'amour ou l'amitié remplissent seuls ces couplets d'envoi; mais, parfois aussi, l'ambition y entre et y domine. Aussi, quand Vilain d'Arras adresse une de ses chansons au prince du Puy, cherche-t-il à séduire par cet hommage le plus puissant de ses juges, et à remporter un succès que le talent n'a fait que préparer.
Source : Gallica

Portrait de Louis Passy Louis Passy Fragments d'histoire littéraire à propos d'un nouveau manuscrit de chansons françaises (1859)

J'ai confiance, je l'avoue, dans la parole de Bretel, et je ne reconnais qu'à la dame de Givenci le droit de me contredire. C'était une assez noble et très-poétique famille que la famille des Givenci : Adam de Givenci fit des jeux partis, des descorts et des chansons d'amour. Il était chevalier ; on l'appelait messire : rien de plus naturel qu'une dame de cette famille prît plaisir aux séances du Puy, et que Grieviler, l'y voyant dans tout l'éclat de cette beauté que rehausse un certain rang, la choisît pour sa dame et finît par l'aimer.
Source : Gallica

Portrait de Louis Passy Louis Passy Fragments d'histoire littéraire à propos d'un nouveau manuscrit de chansons françaises (1859)

XX. Bretel à Ferri : Deux amants experts et loyaux servent deux dames. L'un a réussi, l'antre non. Les deux dames rompent avec leurs amants et en prennent deux autres. Des dames, quelle est la plus coupable? des amants, quel est le plus malheureux? La dame la plus coupable est celle qui a déjà donné ses faveurs ; l'amant le plus malheureux est celui qui les a reçues. Tel est l'avis de Ferri.
Source : Gallica

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