Résumé

Mise en commun des bibliothèques de la ville et de l’Université de Clermont

Cette année, il a fallu, faute de place, restreindre les achats et consacrer une grande partie des fonds à la reliure des ouvrages anciens. Une pareille pratique ne peut se renouveler. La Bibliothèque est l’organe essentiel de la vie d’une Université. Si elle cesse, de s’alimenter, c’est le cœur qui cesse de battre. Si nous ne nous hâtons pas de donner de l’air et de l’espace à la Bibliothèque Universitaire qui étouffe dans ses salles trop étroites, c’est l’Université elle-même qui en mourra.
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Mise en commun des bibliothèques de la ville et de l’Université de Clermont

N’est-il pas regrettable de voir dépenser deux fois une somme aussi élevée pour une publication qui doit certainement exister dans notre ville, mais qui n’est pas d’un usage tellement fréquent qu’il faille l’avoir deux fois ? Ne disons pas, pour atténuer ce qu’il y a de choquant dans ces doubles emplois, que d’un côté c’est l’Etat qui paie et de l’autre côté la Ville. Celui qui paie, c’est le contribuable et il a le droit d’exiger que l’on ne dépense pas inutilement son argent, quelles que soient les mains par où celui-ci passe.
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Mise en commun des bibliothèques de la ville et de l’Université de Clermont

En confiant la direction des bibliothèques réunies a un bibliothécaire universitaire, l’Etat nous donne une garantie de plus de la bonne administration des collections. L’admission aux fonctions de bibliothécaire universitaire est prononcée à la suite d’un concours qui exige des connaissances plus étendues et des aptitudes techniques plus grandes que le simple examen subi par les bibliothécaires municipaux.
Il y a tout bénéfice pour la Ville avoir son bien gardé et classé, dans l’institution nouvelle, par un fonctionnaire dont la compétence sera attestée par un diplôme d’ordre supérieur.
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