Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais,  Au prince. Du projet de réduction des rentes… (1836)

“ « Qu'on songe aux contribuables et qu'on nous dise si la réduction du cinquième sur les rentes serait moins juste que l'impôt du cinquième sur les revenus. »
Or, quand on en est là, c'est qu'il n'y a plus dans les ames ni foi ni loi, qu'il n'y a plus de sens commun dans les têtes.
Quand on est là, il ne reste ni règles pour guider le pouvoir, ni sauve-gardes pour garantir les droits. Quand on est là, la société est sur ses fins.
”
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais,  Au prince. Du projet de réduction des rentes… (1836)

“ D'abord on ameute intérêt contre intérêt, fascinant les badauds de l'espoir d'une baissé de l'intérêt, et sur la foi de ce leurre, les acharnant à la ruine effective des rentiers.
Il n'est point d'idée plus vaine ; mais cela se répète depuis long-temps, et l'intrigue s'en sert, et l'envie s'y complaît, de sorte à emporter l'opinion de quiconque ne sait pas s'en former une.
Ainsi l'intérêt dicte la volonté, et la volonté écrit la loi, et la loi est faite par la majorité à la minorité ; ce qui mène plus loin qu'on ne veut, qu'on ne croit.
”
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais,  Au prince. Du projet de réduction des rentes… (1836)

“ On s'égare jusqu'à frapper du stygmate de privilége, le droit stipulé volontairement, jusqu'à prétendre passer le niveau et sur les capitalistes qui donnent, retirent et rendent le fonds à leur bon plaisir, et les rentiers qui l'ont aliéné à jamais, non sans la chance de la faillite, sans la certitude de l'avilissement des monnaies. ”
Source : Gallica

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