Résumé

Paul Martin La jeunesse de Pierre-Paul Prud'hon… (1876)

On est d'abord frappé, en voyant les œuvres de Prud'hon, de la poésie gracieuse et naïve répandue partout et qui leur donne un charme incomparable.
Quoiqu'il ait composé des scènes pleines de vigueur et d'énergie, ce n'est pas la qu'il excelle. On le trouve au contraire tout entier dans les sujets gracieux et mélancoliques, où il déploie tout son sentiment et toutes les qualités d'exécution, fruit de ses longues et laborieuses études. Son séjour à Rome avait eu sur son talent l'influence la plus heureuse. Par l'étude de l'antique, il avait acquis la grâce et l'élégance de la forme
Source : Gallica

Paul Martin La jeunesse de Pierre-Paul Prud'hon… (1876)

Mais s'il recherche avidement les aflections durables, il dédaigne les relations banales. « Autant je m'attache à qui j'aime, dit-il, autant je suis peu communicatif avec qui ne me convient pas 1. » Cette réserve, indice d'une âme délicate , s'accentue davantage encore chez Prud'hon quand il s'agit de son art.
« Les protections m'embarrassent plus qu'elles ne me plaisent, premièrement parce que je ne suis point courtisan, secondement parce qu'un artiste ne doit avoir de protection que son talent2. »
C'est ce talent que nous allons essayer de caractériser à son tour.
Source : Gallica

Paul Martin La jeunesse de Pierre-Paul Prud'hon… (1876)

Vers la fin d'octobre 1780, Prud'hon arriva à Paris, où son généreux Mécène l'avait recommandé à un ami, le graveur Wille, dans une lettre touchante, où il appelait le jeune peintre son enfant adoptif, et disait de lui : « Se livrant avec facilité a l'amitié, sans défiance de ceux qu'il aime, il peut tomber dans le précipice le plus affreux, et des sociétés qu'il fera à Paris dépend le bonheur ou le malheur de sa vie 2. »
Source : Gallica

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