Résumé

Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Les Triomphes de Louis le Juste

« Voici la copie de la lettre que vous avez désirée ; j’adresse l’original à M. Valdor, pour lui donner le moyen d’obliger doublement M. de Corneille. Comme elle est un effet de sa sollicitation, elle est une preuve de son estime, et il croit qu’avec l’approbation du Roi ce fameux auteur se surmontera pour rendre son entreprise plus illustre. Je vous supplie de lui faire rendre mon paquet et de pardonner la peine que je vous donne. La maladie de S. É. nous tiendra en ce lieu plus longtemps qu’on ne voudrait, etc. »
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Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Les Triomphes de Louis le Juste

Mazarin, envoyé du pape, fit si bien auprès des chefs des deux armées qu’il les détermina à conclure une trêve de six semaines, le 2 septembre 1630. À l’expiration de cette trêve, il demanda une prolongation. Les Français refusèrent d’abord, et le 26 octobre ils marchèrent au combat. Mazarin ne se décourage pas et renouvelle ses instances dans les deux camps. Ayant persuadé le général espagnol, il pousse son cheval à toute bride entre les deux armées, et sans être effrayé des balles qui sifflaient autour de lui, il crie en agitant son chapeau : « La paix ! la paix ! »
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Portrait de Pierre Corneille Pierre Corneille Les Triomphes de Louis le Juste

Ce fut la dernière paix de religion. On laissa aux protestants la liberté du culte, mais on leur enleva leurs places de sûreté, et ils cessèrent de former comme un État dans l’État. — Ces vers ont quelque obscurité ; la vue de la gravure ne la dissipe pas. Elle représente la Paix appuyée sur un tronc d’arbre et regardant en effet avec indifférence les chefs des rebelles prosternés aux pieds du Roi. Les vers latins, qui sont d’ordinaire la traduction des vers français, s’en éloignent ici beaucoup
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