Résumé

R.D. Revue des Deux Mondes

Meurtrier, ce père qu’elle a tant aimé, et meurtrier de la plus vertueuse des femmes ! Comment veut-on qu’elle supporte maintenant la vue de ce père aux mains tachées de sang, et de quel sang ! Ici l’intervention du jeune Mugnier, l’amoureux, provoque chez Sergeac une nouvelle explosion de colère et qui s’explique aussi peu que les autres. Il ne fait rien que d’honorable et de délicat, ce jeune homme, en protestant que, sans se révolter contre son père, il n’accepte pourtant pas la rupture et qu’il se considère comme lié à Simone.
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R.D. Revue des Deux Mondes

Quoi qu’il en soit, et tout mari de vaudeville qu’il paraisse, ce Moineville a une réelle individualité. Or on se passerait parfaitement de lui ; dans la pièce, tout comme dans son ménage, il n’est qu’un comparse. Il a l’air de tout mener, de tenir les fils de l’intrigue ; il s’en vante. En fait, il ne joue que le rôle traditionnel du raisonneur ; il est le sage de la pièce, abondant en aphorismes qui dans sa bouche sont assez mal en place. — D’un relief moins accusé, la silhouette de Renneval, le mari de la Figurante, est encore heureusement indiquée.
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R.D. Revue des Deux Mondes

« Par toi, misérable ! » éclate le beau-père qui assiste à l’interrogatoire. — Par moi !... ah ! par moi ! » Une chute, le bruit d’un front cognant sur les planches du théâtre, c’est tout ce qu’on entend. Épuisé par la commotion, brisé par l’effort de l’aveu, Sergeac est tombé sans connaissance. La toile baisse : nous restons quelque temps bouleversés, remués. C’est la même sensation pénible qu’on éprouve à voir dans la rue un homme tomber du haut mal.
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