Gaillard de Champris, Revue des Deux Mondes
“ Vainement les unes et les autres se réfugient dans l’orgueil. L’orgueil crée leur souffrance ou l’exaspère, puis, sous prétexte de dignité, dessèche leur cœur au lieu de le consoler. Ainsi c’est par orgueil que Gabrielle et Régine torturent et tuent. Eh quoi ! des femmes qui prétendent admirer éperdument celui qu’elles aiment, qui lui offrent le double tribut de leur amour et de leur fortune ? Oui, car vouloir admirer leur amant, c’est vouloir s’admirer elles-mêmes. Cet homme dévoué jusqu’au sacrifice, généreux jusqu’à l’héroïsme, à qui fera-t-il hommage de ses rares vertus ? ”
