A. de Thézan

Élements biographiques

A. de Thézan Le Frère Jean et l'hospice de Galan… (1877)

« Ceux qui me connaissent ne me refuseront pas le pain de mes pauvres, qui sont aussi les leurs ! » Ces paroles nous rappellent celles de saint Vincent de Paul cherchant à réchauffer le zèle des âmes dévouées à son œuvre admirable des Enfants trouvés : « Leur vie et leur mort sont entre vos mains. Ils vivront si vous continuez à prendre soin d'eux, et au contraire ils périront si vous les abandonnez. » Cet appel au dévouement et à la charité, le Frère Jean, après plus de deux siècles, le renouvelle et l'adresse à ceux qui ont déjà secouru, nourri et consolé ses pauvres.
Source : Gallica

A. de Thézan Le Frère Jean et l'hospice de Galan… (1877)

C'était le commencement d'une hideuse plaie sociale qui pouvait engendrer chez nous le paupérisme, si une maternelle inspiration de la religion catholique n'avait apporté comme remède et le dévouement et la royale fortune de la charité. Des associations spéciales, des hospices, des refuges, des asiles ont été volontairement et généreusement fondés de toutes parts; ils ont rendu au vieillard délaissé une communauté, image de la famille, des affections qui avertissent et consolent, des frères et des sœurs, en un mot des ressources égales à ses besoins.
Source : Gallica

A. de Thézan Le Frère Jean et l'hospice de Galan… (1877)

Son vif désir de fonder un hospice était connu de tous, on savait que c'était sa seule pensée, et on ne l'en tourmentait plus. Un soir cependant, le Père Miégeville, un de ses supérieurs, lui dit pour le tenter : « Vous songez donc toujours à fonder une maison pour les pauvres ; mais avec quoi les nourrirez-vous? Je sais que Monseigneur vous donnera l'autorisation ; mais si votre Supérieur vous la refusait, que feriez-vous (*) ?» « Je lui obéirais », répondit simplement le Frère Jean.
Source : Gallica

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