Charles-Jean Coubé Nouvelles observations sur l'emprunt de 150 millions…

En effet, pour la création d'une rente, il faut nécessairement une personne qui emprunte et une autre qui prête la somme demandée moyennant un intérêt déter miné : or, c'est ce qu'on ne trouve pas dans le vote du crédit ; en un mot, l'établissement d'une rente est un fait réel qu'aucune fiction ne saurait remplacer.
2° II y a erreur évidente dans l'énoncé de l'objection; je vais le prouver par un entrait de la loi du 19 juin 1828, concernant l'emprunt de 80 millions, adjugé le 12 janvier 1830.
Source : Gallica

Charles-Jean Coubé Mode d'emprunt qui concilierait les intérêts des contribuables avec le maintien du crédit public…

Si vous remboursez, au contraire, les détenteurs des fortes quantités , et qu'ils désirent continuer à avoir des rentes sur l'état, il leur sera facile , moyennant un léger sacrifice sur les intérêts , de les racheter au marché. Dans le cas où ils abandonneraient définitivement la rente, quel mal en résulterait il pour le pays? Aucun. Ces capitaux iraient vivifier l'agriculture, le commerce et l'industrie au lieu de rester enfouis , au détriment du peuple, dans le grand-livre de la dette publique.
Source : Gallica

Charles-Jean Coubé Moyen d'atténuer le préjudice occasionné au pays par les divers emprunts déjà contractés…

Depuis plus de 12 ans , les contribuables paient cet intérêt énorme, et ils se résignent à le payer encore plutôt que de rembourser 100 fr. pour 65 fr. reçus. Il arrivera de deux choses l'une : ou l'offre sera acceptée, ou elle sera rejetée. Dans le premier cas, nous éteindrons successivement une dette onéreuse ; dans le second , les contribuables auront à leur disposition le capital destiné à l'amortissement, et ils sauront bien l'employer d'une manière plus utile.
Source : Gallica

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