Comité des notaires des départements Révision du code de procédure civile… (1890)

Après avoir constaté en tête du rapport les heureux effets que la conciliation a donnés jusqu'à ce jour, n'est-ce pas outrepasser la pensée d'amélioration pratique qui préside aux travaux de la commission, que de formuler une semblable conclusion ?
Telle qu'elle est, cette institution est utile, pourquoi la détruire? N'est-ce donc rien pour un créancier que l'aveu du débiteur devant le juge de paix qui en dresse un acte authentique, sauf à renvoyer pour la régularisation des conventions les parties devant qui de droit? Les notaires ont toujours été respectueux des attributions judiciaires.
Source : Gallica

Comité des notaires des départements Révision du code de procédure civile… (1890)

Mais l'exception, dans les villes principalement, n'a pas tardé à devenir la règle; et la conciliation s'est transformée en une sorte de premier procès, où de véritables conclusions sont déjà posées et défendues, ou bien, situation plus opposée encore à l'esprit de l'institution, où le représentant de la partie défenderesse, refusant toute explication, se renferme dans un mutisme absolu, qui paralyse l'action du juge de paix. Tout ce que le magistrat peut exiger, c'est que le mandataire justifie de son mandat.
Source : Gallica

Comité des notaires des départements Révision du code de procédure civile… (1890)

Ils n'ont jamais demandé à voir restreindre ses pouvoirs dans une sphère où son action s'exerce utilement, ni distraire en leur faveur des attributions qui sont de son domaine. Mais, nous le répétons, la perspective avouée de ne voir le juge de paix renvoyer les parties devant le notaire que dans l'hypothèse d'une affaire particulièrement difficile et d'une nécessité qui s'impose, n'est pas de nature à rassurer le notariat sur la portée -inoffensive du projet, ni à écarter ta crainte de voir le cabinet du juge se substituer à l'étude !
Source : Gallica

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