F.-C.-C. de Cabrières

Élements biographiques

F.-C.-C. de Cabrières Kouantsong, ou le Gouvernement français décrit et présenté avec des considérations philosophiques par le grand prince de l'empire chinois… (1839)

Transporté d'admiration à la vue de tant de merveilles , je m'assis sous un orme qui élevait ses branches touffues vers le ciel, et je méditais dans un profond recueillement sur tout ce que je venais de voir :
« Voilà, me disais-je, une ville dont la population est immense; cependant comme tout s'y fait avec ordre et régularité ! voit-on quelque part la moindre confusion? La foule qui se presse de tous les côtés paraît-elle craindre le moindre désordre ? Au contraire, chacun surveille en sécurité ses affaires, et le commerce se fait avec la plus grande liberté. »
Source : Gallica

F.-C.-C. de Cabrières Kouantsong, ou le Gouvernement français décrit et présenté avec des considérations philosophiques par le grand prince de l'empire chinois… (1839)

Comme une trop grande autorité empoisonne les rois, le luxe empoisonne toute une nation. On dit que ce luxe sert à nourrir les pauvres aux dépens des riches, comme si les pauvres ne pouvaient pas gagner leur vie plus utilement, en multipliant les fruits de la terre sans amollir les riches par des raffinemens de volupté. Toute une nation s'accoutume à regarder comme des nécessités de la vie des choses superflues : ce sont tous les jours de nouvelles nécessités qu'on invente, et on ne peut plus se passer des choses qu'on ne connaissait pas quelques années auparavant.
Source : Gallica

F.-C.-C. de Cabrières Kouantsong, ou le Gouvernement français décrit et présenté avec des considérations philosophiques par le grand prince de l'empire chinois… (1839)

J'ai gémi en voyant sur une foule de théâtres la vertu sans cesse tournée en dérision et le vice exalté comme une vertu; et ce qui m'a fait le plus de douleur, c'a été de voir le peuple, et surtout la jeunesse, qui est sans expérience, rechercher avec frénésie ces représentations.
C'est là qu'est la plaie profonde qui exerce les plus grands ravages sur la société; c'est là encore qu'est la source de presque tous les maux que nous avons vus dans cette belle contrée, et qui excitent les plaintes de tous les gens de bien.
Source : Gallica

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