François-Adolphe Loève-Veimars

Élements biographiques

François-Adolphe Loève-Veimars Revue des Deux Mondes

Nous disions tout à l’heure que les projets de lois du ministère sur les canaux et les chemins de fer sont gigantesques ; mais en voyant ce que projette l’Allemagne, ce qu’exécutent déjà des états tels que Baden et le Wurtemberg, et en reportant ses yeux sur l’étendue, sur la richesse de la France, on se demande si nous ne serions pas au contraire mesquins ou du moins arriérés en fait de civilisation et d’améliorations matérielles.
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François-Adolphe Loève-Veimars Revue des Deux Mondes

Pour nous, on nous permettra de penser que l’établissement d’une ligne de chemins de fer, par un gouvernement, doit porter sa pensée politique, et qu’il est justement d’une bonne politique de faire du sentiment avec les populations pauvres, c’est-à-dire de leur donner la vie et le mouvement qui font la prospérité des masses. Outre ce sentiment, plus administratif encore que philantropique, il est des lignes de communication où doit dominer une pensée tout-à-fait politique, comme dans la création du chemin de fer de Paris à Bruxelles.
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L’un employa pendant plus d’un quart de siècle son génie à négocier pour mettre l’Espagne sous le sceptre protecteur de Louis XIV, lui donner l’Alsace, la Flandre ; et l’autre s’appliquait déjà, dès les premiers jours de cette conception, à lier la France, l’Alsace, la Flandre et l’Espagne dans un vaste réseau d’intérêts communs. Ce fut la pensée qui s’exprimait ainsi dans l’édit de Louis XIV : « Permettre aux nations de faire par l’intérieur de la France le trajet du Rhin au détroit de Gibraltar. »
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