Hyacinthe-Poirier Leblanc de Marconnay Paroles funèbres prononcées, le 15 juin 1829… (1829)

La terre que nous foulons est engraissée des dépouilles de nos plus recommandables concitoyens. Les tombes que le luxe, la reconnaissance ou l'amitié ont semées avec profusion dans cette triste enceinte, ne rappellent-elles pas à chaque instant un parent, un ami que nos pleurs ne peuvent racheter à l'existence? Ici, un mari vient dans l'isolement de son coeur gémir sur l'épouse qui fit long-temps son bonheur
Source : Gallica

Hyacinthe-Poirier Leblanc de Marconnay Paroles funèbres prononcées, le 15 juin 1829… (1829)

Si Monier avait joui de la confiance publique avant d'être couvert du bonnet doctoral, elle n'a fait qu'augmenter depuis ; si l'humanité lui doit encore plus d'une couronne, la postérité sera veuve des découvertes utiles qu'il avait faites, et que, frappé d'une mort prématurée, il n'a pu lui transmettre.
Source : Gallica

Hyacinthe-Poirier Leblanc de Marconnay Paroles funèbres sur la mort du T. III. F. baron de Maransin… (1828)

Le laboureur, arrosant de sa sueur le champ qui fournit le pain à ses concitoyens, peut au moins remplir cette noble mission pendant une longue suite d'années; le soldat épuise bien vite le sang qu'il consacre à la défense de sa patrie : il ne jouit que rarement, dans un âge avancé, du bien que sa valeur procure à son pays; il n'espère sa récompense que dans l'Histoire, et sa vie paie presque toujours une simple page d'immortalité.
Source : Gallica

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