Isidore Lœb À M. Joseph Derenbourg, membre de l'Institut… (1891)

Entre des mains comme celles de M. Derenbourg, l'érudition est une création.
Un des grands services que notre illustre ami a rendus à la science juive, c'est d'avoir tiré de la poussière des bibliothèques une quantité d'oeuvres du plus haut mérite qui n'étaient connue que de nom. Notre époque a accompli à cet égard une véritable œuvre de résurrection. Nos plus grands savants du moyen âge ont laissé des manuscrits qui, depuis des siècles, dorment dans l'ombre. Ceux-là surtout qui, se pliant aux nécessités de leur temps, ont écrit en arabe, étaient devenus comme étrangers au judaïsme.
Source : Gallica

Isidore Lœb Discours prononcé sur la tombe de Madame vve Wallich… (1866)

Voilà pourquoi la mort du vieillard, comme celle de l'enfant, n'est pas un de ces terribles malheurs qui frappent toutes les familles d'épouvante et remplissent tous les cœurs de consternation. Quoique très-pénible, elle n'est point affreuse ni effrayante, et ceux qu'elle atteint directement dans leurs affections, doivent supporter leur malheur avec calme et résignation.
A Dieu ne plaise que je veuille affaiblir les vifs regrets que nous cause à tous la mort de Madame Wallich, et qui sont augmentés encore par la déchirante scène de séparation à laquelle nous venons d'assister.
Source : Gallica

Isidore Lœb À M. Joseph Derenbourg, membre de l'Institut… (1891)

Parmi tous les écrivains du moyen âge qui doivent à M. Derenbourg d'être mieux connus et mieux appréciés, il , en est un qu'il a toujours entouré d'une prédilection particulière et qui la mérite bien. C'est Saadia, l'homme remarquable qui fut le principal initiateur des progrès de la science juive depuis une dizaine de siècles et qui nous étonne par la netteté de sa pensée, la hardiesse de sa critique, l'étendue de son savoir et l'immensité de son œuvre.
Source : Gallica

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