Jacques Roux, Jacques Roux à Marat (1793)
“ Ainsi, quand j'aurais un patriotisme exalté, quand j'aurois été outré dans mes expressions , il ne faut pas, Marat, nie traîner dans la boue; les injures que tu me dis, à cette occasion , m'honorent ; il est utile pour la chose publique qu'il y ait des ames chaudes , véhémentes , des hommes qui éclairent, en traînent et subjuguent, des hommes qui électrisent et remuent souvent l'opinion publique, de peur qu'elle ne croupisse. Eh ! quoi ! penserois-tu, Marat, que la constitution est solidement assise ? penserois-tu que le peuple n'a rien à redouter des ennemis du dedans. ”
